Kopfzentrum Bielefeld
Diagnostic
Au Kopfzentrum Bielefeld, examens, interventions chirurgicales et hospitalisation ont lieu sur un même site. Les méthodes utilisées dépendent de vos symptômes et des résultats de l’examen médical.

01
Endoscopie numérique flexible
Un endoscope très fin et flexible doté d’une mini-caméra permet d’examiner de l’intérieur les cavités nasales, le rhinopharynx, le pharynx et le larynx. L’image s’affiche sur un moniteur, de sorte que l’on peut consulter ensemble la constatation et l’examen. Celui-ci ne dure en général que quelques minutes.

Déroulement
Avant l’examen, la muqueuse nasale est brièvement vaporisée : la pulvérisation fait légèrement dégonfler la muqueuse et anesthésie la surface. L’endoscope flexible est ensuite introduit avec précaution le long du plancher nasal. On peut ainsi apprécier la cloison, les cornets, les passages étroits menant aux ostiums des sinus et le rhinopharynx. Le pharynx et le larynx sont examinés dans un second temps.
Ce que montre l’examen
L’endoscopie rend visibles des zones que l’on ne peut pas voir de l’extérieur : gonflements de la muqueuse, rétrécissements, polypes, écoulements, modifications de l’orifice tubaire et constatations au niveau du larynx. Si nécessaire, du matériel cellulaire peut être prélevé au cours de l’examen.
Dans la rhinosinusite chronique, une constatation endoscopique nette peut raccourcir le bilan : d’après une synthèse spécialisée, une tomodensitométrie n’est pas forcément nécessaire lorsque l’endoscopie nasale est positive. Le médecin décide de la nécessité d’une imagerie selon les constatations et l’évolution.
Larynx et voix
En cas d’enrouement persistant, l’examen du larynx fait partie du bilan : la recommandation internationale sur la dysphonie prévoit de visualiser le larynx lorsque l’enrouement dure plus de quatre semaines. La mobilité, la position et la surface des cordes vocales peuvent être appréciées par endoscopie ; des méthodes complémentaires existent pour la mobilité fine des cordes vocales.
Questions fréquentes des patients
Ces informations générales ne remplacent pas un avis médical personnalisé. Les consignes de l’équipe qui vous examine font référence.
Informations médicales et sources
- Nasal endoscopy: its role in office diagnosis (article scientifique, en anglais) ↗
- Nasal endoscopy is recommended for diagnosing adults with chronic rhinosinusitis (synthèse, en anglais) ↗
- American Academy of Otolaryngology–Head and Neck Surgery – recommandation clinique sur l’enrouement (en anglais) ↗
02
Bilan auditif
Les tests auditifs subjectifs et les mesures objectives se complètent. Leur choix dépend de l’âge, des symptômes et des résultats de l’examen ; aucune mesure isolée ne permet à elle seule d’établir un diagnostic auditif complet.
Audiométrie (audiométrie tonale liminaire)
Des sons de différentes fréquences et intensités vous sont présentés au casque. Vous indiquez quand vous percevez un son. Les résultats permettent d’établir un audiogramme indiquant les différents seuils auditifs. Si nécessaire, une mesure en conduction osseuse complète l’examen.

Audiométrie vocale
Vous écoutez des mots ou des nombres et répétez ce que vous avez compris. La mesure évalue la compréhension de la parole à différentes intensités ; selon la question clinique, elle peut également être réalisée dans le bruit.
Tympanométrie
Une sonde placée dans le conduit auditif fait brièvement varier la pression de l’air et mesure la mobilité du tympan et de l’oreille moyenne. L’examen peut orienter vers un épanchement dans l’oreille moyenne ou un trouble de sa ventilation, mais ne mesure pas directement la capacité auditive.

OAE – otoémissions acoustiques
Une petite sonde enregistre les faibles réponses sonores de la cochlée après une stimulation acoustique. Cette mesure objective renseigne sur le fonctionnement des cellules ciliées externes. Des problèmes de l’oreille moyenne peuvent influencer le résultat ; les OAE seules ne permettent pas d’exclure tous les troubles auditifs.

DPOAE – otoémissions acoustiques par produits de distorsion
Deux sons sont présentés simultanément. La sonde mesure les réponses sonores supplémentaires ainsi produites dans la cochlée. Les DPOAE permettent d’évaluer le fonctionnement des cellules ciliées externes en fonction de la fréquence.
TOAE / TEOAE – otoémissions acoustiques évoquées transitoires
De brèves stimulations sonores, généralement des clics, déclenchent des réponses mesurables de la cochlée. L’abréviation technique usuelle est TEOAE. Cette méthode est notamment utilisée pour le dépistage auditif et complète d’autres tests de l’audition.
BERA avec détermination du seuil auditif
Des électrodes placées sur la peau enregistrent les réponses électriques des voies auditives jusqu’au tronc cérébral à des stimulations sonores. La variation de l’intensité des stimuli permet d’estimer le seuil auditif. L’examen nécessite de rester au calme et est particulièrement utile lorsqu’il n’est pas possible d’obtenir des réponses actives fiables lors du test auditif.

Électrocochléographie
Des électrodes enregistrent les potentiels électriques déclenchés par les sons dans la cochlée et la partie adjacente du nerf auditif. Leur positionnement dépend de la technique employée et vous est expliqué au préalable. Cette mesure peut compléter l’exploration de certaines atteintes de l’oreille interne, mais ne permet pas, à elle seule, de poser avec certitude le diagnostic de maladie de Menière.

Évaluation des acouphènes
Un acouphène est la perception d’un bruit sans source sonore extérieure. Son évaluation comprend une description précise du bruit ainsi que la mesure de sa hauteur et de son intensité : lors de l’acouphénométrie, un son de comparaison est ajusté jusqu’à correspondre au bruit que vous percevez dans l’oreille. Il est également possible de déterminer à partir de quel niveau un bruit masque entièrement ou partiellement l’acouphène.
Les acouphènes s’accompagnant souvent d’une baisse de l’audition, l’audiométrie tonale liminaire et l’audiométrie vocale font partie du bilan. Des questionnaires standardisés évaluent également leur retentissement sur la vie quotidienne et permettent de comparer leur évolution au fil du temps. Ces mesures décrivent les acouphènes, mais n’en révèlent pas à elles seules la cause. Un acouphène d’apparition récente, unilatéral ou pulsatile, ainsi qu’un acouphène associé à une perte soudaine de l’audition, doivent faire l’objet d’une évaluation médicale rapide.
Informations médicales et sources
- ASHA – audiométrie tonale et vocale (en anglais) ↗
- UCLH – tests de l’audition et de l’équilibre (en anglais) ↗
- Children’s Health – OAE, DPOAE et TEOAE (en anglais) ↗
- ASHA – potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral (en anglais) ↗
- Weill Cornell – électrocochléographie (en anglais) ↗
- Kopfzentrum Bielefeld – troubles auditifs et bilan des acouphènes ↗
- Recommandations européennes sur les acouphènes – diagnostic et évaluation (en anglais) ↗
- NICE – acouphènes : évaluation et prise en charge (en anglais) ↗
03
Vertiges et équilibre
L’équilibre repose sur l’interaction entre l’oreille interne, les yeux et la perception du corps. Les examens suivants explorent différentes composantes de ce système et sont interprétés en tenant compte de l’histoire de la maladie et de l’examen clinique.
Épreuve de piétinement d’Unterberger
Vous piétinez sur place, les yeux fermés, tandis que l’équipe veille à votre sécurité. Une éventuelle rotation ou déviation est observée. Ce test constitue un complément d’orientation et ne permet pas, à lui seul, de localiser de manière fiable un trouble de l’équilibre.
Test de Romberg
L’équipe observe votre posture debout, les pieds serrés, d’abord les yeux ouverts puis fermés. Les variations de stabilité renseignent sur l’interaction entre les systèmes sensoriels. Ce test n’est pas spécifique d’une maladie de l’oreille interne.
cVEMP – potentiels évoqués myogéniques vestibulaires cervicaux
Des stimulations sonores ou des vibrations déclenchent des réponses réflexes, mesurées par des électrodes cutanées placées sur un muscle du cou maintenu contracté. Les cVEMP évaluent principalement le fonctionnement du saccule et des voies réflexes vestibulaires associées.

oVEMP – potentiels évoqués myogéniques vestibulaires oculaires
Des électrodes placées sous les yeux enregistrent les réponses réflexes à des stimulations sonores ou à des vibrations pendant que vous regardez vers le haut. Les oVEMP renseignent principalement sur l’utricule et les voies réflexes associées. Les deux techniques VEMP complètent d’autres examens de l’équilibre.

Vidéonystagmographie (VNG)
Lors de la vidéonystagmographie, des lunettes de mesure munies d’une caméra intégrée enregistrent les mouvements des yeux. L’examen comporte plusieurs étapes : la poursuite de cibles lumineuses, l’étude des mouvements rapides du regard, les tests de positionnement de la tête dans différentes positions et, sur indication médicale, l’épreuve calorique, au cours de laquelle un flux d’air chaud ou froid provoque un bref vertige rotatoire. La direction, la forme et l’amplitude de ces mouvements oculaires permettent de déterminer si l’organe de l’équilibre réagit de façon anormale d’un côté ou des deux côtés.
La VNG est indolore et dure généralement une à deux heures. Avant l’examen, vous devez éviter le maquillage, l’alcool et la caféine. Certains médicaments peuvent influencer les résultats ; demandez à votre médecin avant le rendez-vous si vous devez les suspendre, et n’arrêtez aucun traitement de votre propre initiative. Une sensation d’étourdissement ou des nausées peuvent survenir brièvement ; il est donc recommandé de prévoir que quelqu’un vienne vous chercher.
Test de contre-rotation oculaire
Lors du test de contre-rotation oculaire, des lunettes de mesure vidéo enregistrent la rotation des yeux lorsque la tête ou le corps est incliné sur le côté : par réflexe, les yeux tournent légèrement dans le sens opposé. Cette mesure renseigne sur la perception de la gravité et de la position par les organes otolithiques, principalement l’utricule. Cet examen complète d’autres explorations de l’équilibre, ne remplace pas l’imagerie et n’est pas nécessaire dans toutes les formes de vertige.
Stimulation magnétique transcrânienne (TMS)
Lors de la stimulation magnétique transcrânienne, une bobine placée au-dessus de la tête produit de brèves impulsions magnétiques qui activent le cortex cérébral ; des électrodes enregistrent les réponses musculaires qui en résultent. En ORL, cette technique est jusqu’à présent surtout utilisée en recherche pour étudier les connexions entre l’organe de l’équilibre et le cerveau. Elle ne fait pas partie du bilan diagnostique courant en clinique ORL et présente surtout un intérêt dans le cadre d’explorations neurologiques ou de travaux scientifiques.
Avant toute utilisation, il faut rechercher d’éventuelles contre-indications, comme une épilepsie, un stimulateur cérébral ou des implants métalliques dans la région de la tête. Le médecin décide, après l’évaluation clinique, si cet examen est réellement nécessaire ; il est réalisé dans des services de neurologie ou de recherche disposant de l’équipement approprié.

Test de l’impulsion céphalique
Pour le test de l’impulsion céphalique, vous gardez le regard fixé sur un point pendant que le médecin tourne rapidement et doucement votre tête vers la gauche ou vers la droite. Si la fonction vestibulaire est intacte, les yeux suivent ce mouvement automatiquement sans perdre le point de fixation. Si le mouvement n’est pas compensé, l’œil effectue une petite saccade corrective – ce qui peut indiquer que l’organe vestibulaire de ce côté fonctionne moins bien.
Dans sa version assistée par vidéo (vHIT), les mouvements oculaires sont enregistrés à l’aide de petites lunettes. Il est ainsi possible de mesurer la réponse de suivi du regard pour chaque canal semi-circulaire et de détecter même de petites saccades correctives. L’examen dure quelques minutes et complète d’autres explorations comme l’épreuve calorique ; il ne les remplace pas.

Informations médicales et sources
- Stanford Medicine – bilan de l’équilibre (en anglais) ↗
- ASHA – vertiges et équilibre (en anglais) ↗
- MedlinePlus – vidéonystagmographie (en anglais) ↗
- Brigham and Women’s – préparation à la VNG (en anglais) ↗
- Publication scientifique – vidéo-oculographie de la contre-rotation oculaire pour évaluer la fonction otolithique (en anglais) ↗
- Revue de portée – stimulation magnétique transcrânienne dans les troubles chroniques de l’équilibre (en anglais) ↗
- Article de synthèse – test de l’impulsion céphalique vidéo (en anglais) ↗
04
Nez, respiration nasale et tubomanométrie
Le conduit auditif et le tympan sont examinés au microscope, le nez et le rhinopharynx par endoscopie. En cas de symptômes pouvant évoquer un trouble de la ventilation de la trompe d’Eustache, des mesures fonctionnelles complémentaires peuvent être utiles. Le médecin décide de la nécessité d’une mesure de la respiration nasale en fonction de l’examen et de la question clinique.
Tubomanométrie
Pendant que vous déglutissez, une pression d’air définie est appliquée par le nez. Une mesure au niveau de l’oreille permet de déterminer si et quand la trompe d’Eustache s’ouvre et transmet la pression à l’oreille moyenne. Les résultats sont confrontés aux symptômes, à l’aspect du tympan et à d’autres tests ; cette mesure ne permet pas, à elle seule, de confirmer ou d’exclure un dysfonctionnement tubaire.

Rhinomanométrie
La rhinomanométrie antérieure active mesure la pression de l’air devant l’orifice nasal et le débit d’air pendant la respiration spontanée. Ces deux grandeurs permettent de calculer la résistance à l’écoulement de l’air dans le nez, séparément pour les côtés droit et gauche. La valeur obtenue indique si la respiration est aisée ou difficile à cet instant. Les résultats dépendent du gonflement de la muqueuse au moment de l’examen et peuvent varier au cours de la journée ; ils sont interprétés en tenant compte des symptômes et des constatations endoscopiques.

Rhinorésistométrie
La rhinorésistométrie représente la résistance nasale en continu au cours du cycle respiratoire, et non sous la forme d’une valeur unique. Elle permet ainsi d’observer les variations de résistance à l’inspiration et à l’expiration. Cette représentation peut évoquer une instabilité des voies nasales, qui se rétrécissent pendant la respiration. Elle ne permet pas non plus, à elle seule, de localiser un rétrécissement et s’interprète conjointement avec l’endoscopie et la rhinomanométrie.
Rhinométrie acoustique
La rhinométrie acoustique – parfois appelée rhinomanométrie acoustique – utilise des impulsions sonores : un son bref est envoyé dans le nez et un appareil calcule, à partir des échos réfléchis, la surface de section de la cavité nasale à différentes distances. Il est ainsi possible de déterminer la surface de section minimale et le volume de la cavité nasale. Cette méthode décrit la forme des voies nasales, mais pas le débit d’air ni la résistance à son écoulement ; elle est donc souvent associée à la rhinomanométrie.
Mesure de FeNO
Pour la mesure de FeNO, vous respirez calmement et régulièrement dans un petit appareil qui analyse la proportion d’oxyde nitrique (NO) dans l’air expiré. Cet examen est non invasif, dure quelques minutes et complète l’exploration de la fonction respiratoire ; il ne la remplace pas.
Une valeur élevée peut évoquer un certain type d’inflammation des voies aériennes, comme on en observe par exemple dans l’asthme allergique. Chez l’adulte, une valeur inférieure à 25 ppb est considérée comme basse et une valeur supérieure à 50 ppb comme élevée. La valeur de FeNO ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic ; l’équipe médicale l’interprète en complément de l’examen, de la spirométrie et des autres résultats.

Informations médicales et sources
- Kopfzentrum – dysfonctionnement tubaire ↗
- Publication scientifique – tubomanométrie (en anglais) ↗
- Synthèse – méthodes de mesure pour évaluer la perméabilité nasale ↗
- Rapport de consensus – rhinomanométrie et rhinométrie acoustique (en anglais) ↗
- Consensus RIGA – fonction respiratoire nasale (en anglais) ↗
- Recommandation – interprétation des taux de NO expiré (ATS) ↗
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Allergies
Le test d’allergie MADx permet de rechercher, à partir d’un prélèvement sanguin, des anticorps dirigés contre 295 allergènes. Les résultats aident à préciser les facteurs déclenchants possibles et à adapter la suite du traitement.

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Sommeil
La polysomnographie est disponible pour explorer les ronflements et l’apnée du sommeil : elle peut être réalisée à domicile à l’aide d’un appareil de surveillance du sommeil, ou dans le cadre d’un enregistrement complet à l’hôpital. La vidéo-endoscopie du sommeil induit par médicaments (MISE) permet d’évaluer le comportement des voies respiratoires pendant le sommeil.

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Peau
Lors du dépistage du cancer de la peau, les lésions cutanées sont photographiées en haute résolution et comparées aux clichés antérieurs à l’aide d’un logiciel. En complément, nous utilisons une analyse assistée par l’IA qui aide à l’évaluation médicale ; l’appréciation finale revient au médecin spécialiste.

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Tête et cou
Pour explorer des anomalies de la région de la tête et du cou, il est possible de recourir à des endoscopies, notamment une panendoscopie, à une cytoponction à l’aiguille fine ou à un prélèvement de tissu, ainsi qu’à des analyses sanguines. Selon les résultats, des examens d’imagerie complémentaires, tels qu’un scanner, une IRM ou une TEP, sont prescrits.
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Caisson hyperbare – traitement
L’oxygénothérapie hyperbare n’est pas un examen diagnostique. Elle consiste à respirer de l’oxygène médical dans un caisson où la pression ambiante est augmentée. La pertinence de ce traitement complémentaire dans votre situation nécessite une évaluation médicale spécifique.
Indication, préparation et risques
Avant le traitement, l’indication précise, les éventuelles contre-indications et la capacité à équilibrer les pressions sont vérifiées. Les risques comprennent notamment les lésions liées à la pression au niveau des oreilles et des sinus ; d’autres effets indésirables sont également possibles. Les bénéfices, les alternatives, le déroulement et la prise en charge des frais sont abordés au préalable. L’équipe détermine avec vous si un traitement en caisson hyperbare est possible et où il peut être réalisé.
Informations médicales et sources
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Odorat et goût
Une diminution de l’odorat altère également la perception du goût et réduit la fonction d’alerte du nez, par exemple face à une odeur de brûlé ou à des aliments avariés. L’évaluation repose sur des tests standardisés ; les résultats sont interprétés conjointement avec l’endoscopie nasale et les antécédents médicaux.
Test de l’odorat (évaluation olfactive)
Trois aspects sont évalués : la reconnaissance des odeurs (identification), la distinction entre des odeurs similaires (discrimination) et la concentration la plus faible encore perceptible (seuil). Des tests standardisés, par exemple avec des stylos odorants ou des cartes odorantes, fournissent des valeurs comparables, confrontées à des références selon l’âge. L’examen nécessite une respiration nasale suffisamment libre ; en cas de rhume ou immédiatement après l’utilisation d’un spray nasal décongestionnant, il est réalisé à un autre moment.

Test du goût
Pour les saveurs fondamentales sucrée, acide, salée, amère et umami, des solutions ou des bandelettes imprégnées sont appliquées sur la langue, puis les saveurs doivent être identifiées. Comme une grande partie de ce que nous percevons comme le goût provient du nez (olfaction rétronasale), l’odorat est généralement aussi évalué en cas de troubles du goût.
Quand une évaluation est-elle utile ?
Un bilan est utile lorsque l’odorat diminue ou disparaît, après une infection respiratoire ou un traumatisme crânien, en présence de polypes nasaux et de sinusites chroniques, ainsi que pour certaines explorations neurologiques. La possibilité de traiter un trouble de l’odorat et les modalités du traitement dépendent de sa cause. L’équipe précise au préalable quel examen est nécessaire et s’il sera réalisé ici ou dans un établissement spécialisé.
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Papillomavirus humains (HPV)
Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus nus dotés d’un génome d’ADN circulaire et double brin. Plus de 230 types ont été décrits, dont un peu plus de 40 se retrouvent dans la région anogénitale. Selon leur potentiel oncogène, on les classe en types à haut risque et à bas risque.

Prélèvement
Pour le test, le matériel cellulaire est prélevé à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule. Le prélèvement est rapide et généralement bien toléré ; il est acheminé au laboratoire dans un liquide de transport.
Détection moléculaire et typage
Au laboratoire, l’ADN viral est le plus souvent détecté par PCR. Il est possible de déterminer simultanément s’il s’agit d’un type à haut ou à bas risque. Ce résultat oriente la suite des examens et les intervalles de contrôle.
Rapport avec la tête et le cou
Outre la région anogénitale, les types à haut risque peuvent aussi concerner la cavité buccale et le pharynx. Une part non négligeable des carcinomes épidermoïdes de la bouche et de la gorge est imputable à une infection à HPV. Les constatations anormales dans cette région sont donc évaluées médicalement.
Questions fréquentes des patients
Ces informations générales ne remplacent pas un avis médical personnalisé. Les consignes de l’équipe qui vous examine font référence.
Informations médicales et sources
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Diagnostic viral
La détection directe de l’agent pathogène repose aujourd’hui largement sur les méthodes moléculaires. Elles recherchent le matériel génétique viral dans un échantillon et conviennent aux virus présents dans la région tête et cou – par exemple les virus herpès simplex ou varicelle-zoster.

La PCR, méthode de premier choix
La détection de l’ADN viral par PCR est considérée comme la méthode de référence pour les virus herpès simplex et varicelle-zoster : très sensible et spécifique, elle fournit généralement des résultats en 24 heures et distingue les types viraux entre eux.
Anticorps, culture et tests rapides
Les recherches d’anticorps dans le sang signalent un contact passé ou actuel avec l’agent pathogène, mais sont moins précises pour dater ce contact. La culture virale et le marquage par immunofluorescence directe fonctionnent surtout dans les lésions précoces.
Quand un test est utile
Un test est surtout utile lorsque la thérapie en dépend – par exemple en cas de zona du visage, de modifications soudaines de l’audition ou de l’équilibre avec vésicules, de suspicion de paralysie faciale d’origine virale ou de troubles de l’odorat et du goût après une infection. La décision revient au médecin examinateur selon les constatations et l’évolution.
Questions fréquentes des patients
Ces informations générales ne remplacent pas un avis médical personnalisé. Les consignes de l’équipe qui vous examine font référence.
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ECG (électrocardiogramme)
L’ECG enregistre l’activité électrique du cœur. Des électrodes posées sur la peau transmettent les signaux à un appareil qui les représente en courbes. C’est en général le premier examen, et le plus rapide, lorsqu’il faut évaluer la capacité d’effort du cœur.

Déroulement
Pour un ECG de repos, vous êtes allongé détendu sur une table. De petites électrodes sont placées sur le thorax, les bras et les jambes et reliées par câbles à l’appareil ; l’enregistrement ne dure que quelques minutes.
Ce que montrent les courbes
Les déflexions de la courbe suivent la séquence d’excitation du cœur. Leur amplitude, leur pente, leur durée et leurs intervalles permettent d’apprécier le rythme, la fréquence et les troubles de la genèse de l’influx.
Pourquoi l’ECG compte ici
Avant une anesthésie et un séjour hospitalier, la question de la capacité d’effort du cœur fait partie du bilan. En cas de tachycardie, de palpitations, de vertiges ou d’essoufflement, l’ECG est complété – éventuellement par un ECG prolongé ou d’effort.
Questions fréquentes des patients
Ces informations générales ne remplacent pas un avis médical personnalisé. Les consignes de l’équipe qui vous examine font référence.
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Exploration fonctionnelle respiratoire et spirométrie
Lors de la spirométrie, vous respirez à travers un embout buccal relié à un appareil de mesure, pendant que le nez est fermé par une pince. L’appareil mesure les volumes d’air inspirés et expirés ainsi que la vitesse de l’expiration. L’examen n’est pas douloureux mais exige votre collaboration active.

Déroulement
Après une brève consigne, vous inspirez profondément et soufflez l’air dans l’embout aussi fort et aussi longtemps que possible. La mesure est répétée plusieurs fois ; elle dure en général moins de dix minutes.
Les valeurs essentielles
On exploite surtout le volume expiré la première seconde (VEMS) et le volume expiré total (CVF). Leur rapport indique si les voies aériennes sont rétrécies ou si le volume pulmonaire est diminué.
Quand une mesure est utile
Les motifs comprennent un essoufflement inexpliqué, une toux ou des expectorations persistantes, le suivi d’un asthme ou d’une BPCO et l’évaluation du risque avant une opération. En médecine du sommeil, l’exploration fonctionnelle peut également compléter le bilan.
Questions fréquentes des patients
Ces informations générales ne remplacent pas un avis médical personnalisé. Les consignes de l’équipe qui vous examine font référence.
Après l’examen
Les résultats sont discutés à la clinique. La suite de la prise en charge est définie avec vous : surveillance, traitement non chirurgical ou intervention chirurgicale.
Motifs fréquents de consultation
Les domaines de traitement présentés sur ce site décrivent les symptômes pour lesquels un bilan est conseillé : changements soudains de l’audition et acouphènes, difficulté à respirer par le nez, inflammations récurrentes, ronflements avec pauses respiratoires et modifications de la peau. En cas de doute, un premier entretien permet de déterminer si des examens complémentaires sont nécessaires.